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Sapiens, une brève histoire de l'humanité

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  • Edition: Le livre de poche
  • ISBN-13:  978-2226257017

Présentation de l'éditeur:

Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.

Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage... et notre futur.

 

 

Commentaire de nos lecteurs:

Aujourd'hui, je vous conseille un livre qui a déjà passionné plusieurs membres éminents de l'ARVV. Il s'agit de "Sapiens, une brève histoire de l'humanité" par Yuval Noah Harari. Le partage généralisé de ce récit devrait permettre un jour à l'ARVV de dominer le monde !! ( Pour comprendre cette dernière boutade, vous voilà obligés de lire ce livre de seulement 500 pages...)

Annick

Yuval Noah Harari

Yuval Noah Harari

Yuval Noah Harari, né le 24 février 1976 à Kiryat-Ata, est un historien et professeur d’histoire israélien. Professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, il est l'auteur du best-seller international Sapiens : Une brève histoire de l'humanité et de sa suite Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir.

Eloge des mangeurs d'hommes

  • Eloge
  • Edition: Arthaud
  • ISBN-13:  978-2081333130

Présentation de l'éditeur:

  Vive les mangeurs d'hommes ! Vive ceux que nous traitons comme des mal-aimés de notre espèce, et qui n'en sont pas moins indispensables à notre survie.
Requins, loups, ours, lions, tigres, panthères, crocodiles, piranhas et compagnie : toutes ces créatures sont à la fois haïes et admirées. Belles ou étonnantes, parfois dangereuses pour l'homme ou ses activités agricoles, elles sont pourtant indispensables à la nature comme à nous-mêmes. Cependant, notre espèce qui a dépassé les 7 milliards se juge « inquiète », « menacée », « concurrencée » par le tigre (moins de 3 000 sujets), le requin blanc (pas beaucoup plus)... Cet essai donne les vrais chiffres. L'ennemi de l'éleveur de moutons en France n'est pas le loup, mais l'éleveur de moutons d'Australie ou de Nouvelle-Zélande : trop facile, pour le politicien, d'accuser le prédateur. On dit que le requin est un mangeur d'hommes, mais les requins tuent moins de dix humains chaque année, alors que les humains pêchent cent millions de squales dans le même temps... Dans cet essai d'humour noir, très documenté, Yves Paccalet ne milite pas seulement pour ces créatures magnifiques et emblématiques, mais pour la préservation des mythes et des légendes qu'elles ont inspirées : en perdant ces espèces, nous perdrions, en vérité, des pans entiers de notre histoire et de notre culture, c'est-à-dire de notre humanité même...

Extrait

1. Introduction culinaire

Le mauvais goût de la chair humaine

Mettons que je sois requin. Ou loup.
Requin blanc ou requin bleu. Loup gris ou loup blanc. Ours blanc, noir ou brun. Tigre ou lion. Jaguar ou puma. Épaulard ou léopard. Crocodile, anaconda, boa, barracuda ou piranha...
Supposons que je sois l'un de ces animaux que les humains qualifient de «mangeurs d'hommes» avec un rictus de réprobation. Eh bien ! je vous le dis en vérité : je n'aime pas la chair humaine. Elle est décevante. Je laisse ma part. Il faut que je sois blessé, malade, affamé et incapable d'attraper mes proies ordinaires, pour oser l'inscrire à mon menu.
La viande humaine a mauvais goût. Celle des enfants est un peu plus tendre et agréable, mais ne vaut guère le détour. Impossible de comparer les qualités culinaires du petit homme à celles du veau sous la mère, de l'agneau de lait ou du perdreau juste éclos ! L'ogre lui-même me donne raison : ce cannibale au grand couteau, qu'une évolution facétieuse a spécialisé dans la dévoration du Petit Poucet, ne croque le marmot que pour les besoins du conte ; tel le loup du Petit Chaperon rouge...

S'il s'agit d'un Homo sapiens adulte, le repas devient franchement détestable ; et je n'évoque même pas la vieille carne de maison de retraite ! Qu'elle soit produite dans une HLM de banlieue ou dans un hôtel des beaux quartiers, la chair humaine est médiocre ; avec des relents acides, amers ou putrides. Elle trahit son élevage industriel et son alimentation mal équilibrée. Je la trouve aqueuse, fibreuse et trop grasse. Elle manifeste le manque d'exercice. Le métro-boulot-dodo... Celle des athlètes de haut niveau paraît plus ferme et plus réactive sous la dent, mais c'est un désastre sanitaire bourré d'anabolisants, d'hormones et d'amphétamines.
La viande humaine s'avachit entre les mâchoires, à la façon d'un hamburger de chez Me Malbouffe. Elle bouchonne entre les molaires. Elle énerve les papilles et sature les fosses nasales. Elle révèle le diabète, l'hypertension ou l'artériosclérose de celui qui l'a produite. Impossible de la comparer au cuissot de biche, à l'escalope d'otarie ou au gigot de mouflon ; à la côtelette de gazelle, au jambon de marcassin ou au râble de lièvre...
Sitôt qu'il plante ses crocs dans le ventre ou les fesses d'un Homo sapiens, le Carnivore réalise son erreur. Il comprend à quel point cette proie, qui se proclame la plus noble de l'univers, est en réalité la plus lamentable au chapitre de la gastronomie. Selon qu'il est femelle ou mâle, maigre ou bedonnant, nabot ou armoire à glace, l'Homo sapiens adulte pèse entre 40 et 150 kilogrammes (je ne compte ni les anorexies, ni les obésités pathologiques). Mais j'ai le regret de constater que, dans cette masse de tissus farcis de cholestérol, de triglycérides et d'acides gras saturés, aucune partie n'est bonne ou simplement passable. Ni le muscle, ni l'os, ni la tripe, ni le coeur, ni le mou, ni le foie, ni les glandes, ni la tête, alouette ! Pas davantage cette volumineuse cervelle riche en matière grise, dont les créatures à deux pieds sans plumes semblent si fières...
 

Revue de presse

C'est faute de grives, parce que manquent aussi le merle ou le merlan, que, de loin en loin, un loup, un ours ou un requin choisissent pour gibier un de nos semblables. Evénements tragiques, bien sûr, mais trop rares pour justifier la terreur sacrée que suscitent ces bêtes dans l'imaginaire collectif...
Il faut savoir gré à l'auteur, ancien membre de l'équipe Cousteau, d'étayer sa réflexion de statistiques précises et de l'égayer de petits récits qui nous permettent de mieux connaître ces animaux mal-aimés qui, pour leur part, ont des raisons moins fantasmatiques de craindre l'homme. Au soir d'une journée de brimades professionnelles et de déconvenues sentimentales, le lecteur éprouvera peut-être un instant de satisfaction vaniteuse en apprenant qu'il représente une menace pour le grizzly, mais l'exterminateur régnera à la fin sur un monde plus froid et dévasté qu'une lune...
Et d'ailleurs, ce ne sont ni l'ours, ni le loup, ni le requin que l'homme doit redouter mais bien plutôt le moustique femelle, propagateur du paludisme (le mâle est un bon garçon qui ne boit que le nectar des fleurs et volette en silence dans nos chambres). Mais, répétons-le, le plus cruel prédateur de l'homme reste l'homme. (Eric Chevillard - Le Monde du 4 décembre 2014)

Commentaire de nos lecteurs:

A tous ceux qui, comme moi, se sentent concernés par les problèmes liés à la préservation de la biodiversité, je conseille "Eloge des mangeurs d'hommes" d'Yves Paccalet. Ce livre ne m'a pas entièrement convaincue de la nécessité de réintroduire des ours dans les Pyrénées... mais je trouve qu'il apporte un éclairage intéressant sur la défense des espèces dites "tueuses". Annick

Paccalet

Né en 1945 dans un hameau savoyard à 1250 mètres d'altitude, Yves Paccalet passe son enfance à courir la montagne. Il se prend de passion pour les fleurs sauvages, les insectes, les oiseaux. Plus tard, il étudie la philosophie à l'Ecole normale supérieure. Il devient ensuite directeur littéraire, écrivain, journaliste, naturaliste et scénariste. 

Passionné par la nature et l'environnement, militant écologiste de la première heure, il rencontre Jacques-Yves Cousteau en 1972 et entame alors une étroite collaboration avec lui. C'est en découvrant le monde à bord de la Calypso, sur lequel il va passer près de quinze ans, qu'il puise son inspiration et signe avec le Commandant une vingtaine de livres ainsi que de nombreux textes de ses documentaires. Depuis 1990 il a publié encore d'autres ouvrages, n'hésitant pas à explorer des genres aussi variés que le roman, la biographie, la bande-dessinée, l'essai littéraire ou encore le livre illustré. Il a collaboré à plusieurs magazines de façon régulière (Terre Sauvage, Le Nouvel Observateur, Géo, Ushuaïa Magazine, Grands Reportages, Le Figaro Magazine). 

Depuis 1974, il a publié au total environ soixante-dix livres, a collaboré à sept encyclopédies et à une dizaine de films. Il a participé, en tant que « personnage » ou auteur, à des documentaires pour la télévision, au Kamtchatka avec Nicolas Hulot (Usuhaïa Nature, TF1), au Yunnan et au Tibet en quête des orchidées sauvages (A la recherche de l'orchidée céleste, Canal +) et en France (Sentiers de Bourgogne, Voyage ; Le sens de la marche, Bretagne, Pays Basque, Corse, France 5). 

Climat, le temps d'agir

  • Edition:
  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Cherche Midi (15 octobre 2015)
  • Collection : Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2749143446
  • ISBN-13: 978-2749143446

Présentation de l'éditeur:

Décembre 2015 - Conférence à Paris sur le climat

" Les changements possibles du climat sont de natures très diverses et dépendent des régions et des pays ; mais nos ressources naturelles et nos modes de vie en seront forcément affectées ", insiste Laurence Tubiana dans sa préface. La négociation est difficile au niveau mondial, " le travail d'information doit se poursuivre à tous les niveaux ". Malgré ces difficultés, il ne faut pas être pessimiste car la prise de conscience se fait, même si c'est trop lentement, y compris en France. 

Les auteurs de cet ouvrage, experts et scientifiques, ont souhaité apporter leur contribution à l'effort d'information : expliquer les causes, les processus des changements climatiques et montrer que des solutions existent. Certaines peuvent être mises en œuvre dès à présent. Si chaque citoyen est acteur à son niveau, il appartient aux politiques et acteurs économiques d'assumer leurs responsabilités et de prendre les décisions qui s'imposent. Il y a urgence : il est temps d'agir. 
 

Commentaire de nos lecteurs:

Pour celles et ceux qui s'intéressent au changement climatique, je conseille "Climat, le temps d'agir", ouvrage collectif du Club des Argonautes, sous la direction de Michel Petit. Cet ouvrage très complet, écrit par des scientifiques, me semble à la portée de tous. Il apporte un éclairage sur tous les aspects du problème : cycles naturels du climat, actions combinées des eaux et de l'atmosphère, conséquences (avérées ou prédites) de nos émissions, solutions envisagées (oui, il y en a mais toujours avec quelques doutes ou inconvénients à la clé...), effets médiatiques, considérations économiques etc. De plus, le sérieux de ce livre m'a été confirmé par d'éminents climatologues de ma connaissance.

Annick

 

Ouvrage collectif du Club des Argonautes écrit sous la direction de Michel Petit avec F. Barlier, P. Bauer, J.-P. Besancenot, J. Boé, A. Bonneville, O. Boucher, D. Boy, A. Cazenave, M. Combarnous, Y. Dandonneau, H. Décampsk, P. Drobrinski, V. Ducrocq, B. Durand, Y. Fouquart, C. Gautier, P. Geistdoerfer, A. Grandjean, M. Guillou, L. Labeyrie, K. Laval, G. Le Cozannet, M. Lefebvre, H. Le Treut, V. Masson-Delmotte, J. Merle, C. Ngô, J. Pailleux, J. Painter, B. Pouyaud, D. Salas y Melia, L. Terray, R. Vautard, B. Voituriez, R. Zaharia. 

Effondrement

  • Effondrement
  • Edition: Gallimard
  • ISBN-13:  9782070364305

Présentation de l'éditeur:

Jared Mason Diamond, né le 10 septembre 1937 à Boston, est un géographe biologiste évolutionniste, physiologiste et géonomiste américain. Professeur de géographie à l'université de Californie à Los Angeles, il est surtout connu pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique.

« Effondrement »: Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie est un essai paru en 2004 et traduit en français en 2006. Il s’inscrit dans la lignée de son précédent ouvrage « De l’inégalité parmi les sociétés » paru en France en 2000.

A travers de nombreux exemples historiques et actuels, Diamond démontre que l’effondrement des sociétés est toujours la conséquence de 5 facteurs déterminants :

  • dégradation environnementale, 
  • changement climatique,
  • voisins hostiles,
  • perte de partenaires commerciaux,
  • réponses de la société elle-même à ses problèmes environnementaux.

De l’Ile de Pâques au génocide du Rwanda, en passant par les vikings du Groenland ou les Mayas d’Amérique centrale, Jared Diamond met en évidence que  les mêmes causes ont produit et produisent encore les mêmes effets.

Commentaire de nos lecteurs:

« Effondrements » est un essai, genre d’habitude plutôt rébarbatif, mais je vous assure que ça se lit comme un roman d’aventure. De la vraie écologie, sans pathos ni sensiblerie.

Jacques

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Jared Mason Diamond

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